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Yodli, la mascotte des JOJ, fait ses premiers pas à Malley

Paru dans le 24 heures le mercredi 09.01.2019

Cent quarante élèves de l’Eracom ont créé cet animal hybride présenté mardi, à l’occasion du match Lausanne – Davos
Pierre-Alain Schlosser

Tout commence par une histoire, autour d’un animal à la fois curieux et timide. Yodli est le croisement subtil d’une vache, d’une chèvre et d’un saint-bernard. «Cette créature fabuleuse adore observer les humains, mais de
loin, raconte Viviane Morey, doyenne de l’Eracom. Son rêve est de participer à leurs événements, sans vraiment oser le faire. Or, un jour un petit enfant se blesse juste en dehors de sa cachette. Yodli se précipite pour l’aider et le ramène dans son antre. C’est ainsi que ce personnage non genré est accueilli en héros par la communauté de sportifs lausannois et devient leur mascotte.»

Dévoilé mardi à l’occasion du match entre le LHC et Davos, ce personnage est issu de l’imagination fertile de 140 apprentis de l’Eracom (École romande d’arts et communication), âgés entre 16 et 20 ans. Un travail pluridisciplinaire intégré dans les cours habituels et qui implique les trois filières CFC que propose l’établissement en École de métiers à plein temps. À savoir: graphisme, interactive media design et création de
vêtements. En tout, ce sont près de 10 000 heures qui ont été consacrées à l’élaboration de Yodli.

Yeux couleur raclette
Dans ce projet, rien n’a été laissé au hasard. «Les couleurs ont été inspirées par la nature, détaille Viviane Morey. Il y a le bleu de la glace et du lac, le blanc de la neige et le brun de la fourrure et des cornes des animaux.» Sans oublier les yeux. «Lesquels sont de couleur raclette», précise Adrien Jenni, directeur de l’Eracom.
Au départ, 19 groupes de travail ont chacun cogité sur un projet. «Trois ont été retenus et présentés
à des élèves lausannois âgés de 11 à 14 ans, poursuit Adrien Jenni. Parmi eux, un bonhomme de glace, une sorte de marmotte enveloppée d’un textile LED lui permettant de l’habiller entièrement d’animations et Yodli. Les élèves ont donné leur avis et nous avons par la suite retravaillé ces projets.»
Lors du camp «Tous les Talents à Tenero», à la fin de septembre, ce sont 550 jeunes athlètes, issus de 25 fédérations sportives, qui ont plébiscité Yodli. Le nom est quant à lui sorti de l’imagination d’écoliers de la région lausannoise. Il se rapproche de celui de la mascotte des JOJ d’Innsbruck 2012 (Yoggl). «Yodli sonne comme yodel, ce chant venu des Alpes, reprend Adrien Jenni. En plus, les deux premières lettres rappellent celles des Youth Olympics (Jeux olympiques de la jeunesse, en anglais). »

L’expression fait la mascotte Les élèves de l’Eracom, qui ont aussi oeuvré sur l’identité des Jeux et les pictogrammes, ont dû particulièrement phosphorer sur les expressions de Yodli. «Il s’agit de l’élément clé. Celui qui fait la réussite ou non d’une mascotte,insiste le directeur. Selon ses mimiques, un même personnage peut donner envie de le prendre dans les bras ou de le fuir en courant. »
Anahi Sengupta, 20 ans, s’est précisément penchée sur la question. «Nous avons réalisé une silhouette en 3D avec une texture et des expressions, raconte l’apprentie «interactive media designer » de 3e année. Ces dernières reflètent le caractère de la mascotte. Nous voulions qu’elle soit joyeuse, expressive, facile de contact,et sportive. Et que cela se voie aussi au niveau de sa silhouette. » Ce travail conséquent a été mené sous la houlette de Gregorio Soumas, maître principal et directeur artistique sur ce projet.

Jingles et peluches
Après un an et demi de travail, les données de Yodli ont ainsi été envoyées au Québec, où la société «Création Animation Mascotte » a réalisé le costume incarné par un comédien. Cette firme a déjà conçu les mascottes des meetings du Weltklasse et d’Athletissima.
Mais pourquoi ne pas confier ce travail final à une école ou une entreprise de la région? «Parce qu’il s’agit d’un métier à part entière et qu’il existe peu de spécialistes, répond Ian Logan, directeur général de Lausanne 2020. Pour le reste, nous voulions donner l’opportunité à des jeunes d’ici de créer cette mascotte et de mettre en avant le savoir-faire de la région. Et c’est ce que nous avons fait.»
Cette créature hybride sera en outre déclinée en peluches, en jingles qui passeront avant les événements, ainsi qu’en supports de communication. «C’est sympa de pouvoir enfin voir notre bébé en vrai, assure Anahi Sengupta. Même si l’accouchement a été difficile, c’est une fierté. On s’y est tous mis ensemble et elle est enfin sortie. » La jeune fille n’avait qu’une hâte: prendre un selfie avec Yodli, le résultat d’une formidable aventure qu’elle a partagée avec ses 139 camarades de l’Eracom.

Article original: https://www.24heures.ch/sports/sport-vaudois/Yodli-la-mascotte-des-JOJ-fait-ses-premiers-pas-a-Malley/story/18862581

«Explosion de créativité» top-secrète!

Paru dans Lausanne Cités le 26.09.2018, rédigé par Laurent Grabet

JOJ 2020 • J-470. A un an et demi des prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse, les élèves de l’Eracom mettent la dernière main à l’identité visuelle de l’événement.
Dans la tête des 780 apprentis de l’école romande d’arts et communication (Eracom) et de leurs 170 professeurs, c’est déjà l’hiver! Depuis mars 2017 en effet, quelque 150 de ces jeunes créatifs de 17 à 25 ans planchent dur sur l’identité visuelle des Jeux Olympiques d’hiver de la jeunesse (JOJ 2020), qui seront organisés à Lausanne du 9 au 22 janvier 2020. «Travailler sur un tel projet qui aura une visibilité mondiale est une opportunité unique, un défi et une fierté», s’enthousiasme Elsa Bersier, 19 ans et suivant une formation duale de graphiste chez ARD Graphic SA à Vevey et aux cours professionnels à l’Eracom.

Trois projets encore en lice

Elle et ses camarades n’entendent pas manquer cette chance! En leur confiant la triple et délicate mission de concevoir la mascotte, l’identité visuelle et les pictogrammes de ce qui est le second plus grand événement multisports hivernal après les JO, le comité des JOJ entend mettre en lumière l’apprentissage, un mode de formation très suisse, que de nombreux pays nous envient et dont l’Eracom représente un peu la quintessence. Dans le privé, cela aurait représenté un mandat de plusieurs dizaines de milliers de francs. Il s’accompagne donc évidemment d’un bataillon de contraintes techniques et légales.

Pour commencer, les élèves doivent s’appuyer sur un logo existant. Ensuite, leur travail de longue haleine doit rester strictement confidentiel. «Tous nos apprentis et tous nos collaborateurs ont d’ailleurs signé une charte de confidentialité», souligne Adrien Jenni, directeur de l’Eracom. Leur travail ne sera rendu publique que début janvier. Ce «big reveal», comme on dit le jargon anglophone des graphistes, est très attendu des apprentis. Sur leurs 19 projets de départ, seuls trois sont encore en course. Quelques-uns de ceux qui n’ont pas passé la rampe sont actuellement exposés au musée olympique. «Tous étaient originaux et pour certains ultra futuristes!», s’enthousiasme Adrien Jenni. «Ça a vraiment été l’explosion de créativité. Les jeunes sont hyper investis! Cela a favorisé l’émulation et l’interdisciplinarité» se réjouit de son côté Viviane Morey, doyenne des domaines transversaux.

La frustration de la confidentialité

«C’est frustrant de ne pas pouvoir tester notre travail sur nos amis comme on en a l’habitude sur des projets plus classiques. Et puis il faut sans cesse l’améliorer en concertation avec le comité des JOJ. C’est exigeant mais motivant aussi , relève Ethan Kajari, apprenti interactive media designer. Lui et d’autres planchent actuellement sur la modélisation 3D de la mascotte. C’est là une phase primordiale consistant à lui donner une gestuelle et des expressions qui pourront tout changer en donnant ou non l’envie de la serrer dans ses bras ou d’acheter les peluches et T-shirt qui la mettront en valeur.

S’ils réussissent leur mission, le portfolio et le CV des apprentis concernés se transformera en une sorte de passe-partout susceptible de leur ouvrir toutes les portes dans leur vaste secteur professionnel. Mélanie Schiller, apprentie graphiste de 21 ans, en est consciente. «Pour nous c’est très excitant mais un peu stressant aussi!» conclut-elle.

Article original: https://www.lausannecites.ch/le-journal/agglomeration/explosion-de-creativite-top-secrete

 

https://www.radiobus.fm/podcast/radio-joj-lausanne-2020

Ecoutez l’interview de Mme Viviane Morey (Doyenne à l’Ecole Romande d’arts et communication ERACOM), interview réalisée par Olivia et Zahraa de l’école d’Ecublens le mercredi 3 octobre 2018 lors du « Comité opérationnel Lausanne 2020 ».

Promotions 2018

la cérémonie des promotions de l’eracom aura lieu jeudi 5 juillet à 14 h, aux Docks, avenue de Sévelin 34, à Lausanne.

Attestations, CFC et diplômes seront remis aux formations suivantes:

Maturité professionnelle
arts visuels et arts appliqués intégrée

Assistant-e en médias imprimés AFP

Technologue en impression

Opérateur-trice de médias imprimés

Technologue en emballage

Polygraphe

Créateur-trice de vêtements

Réalisateur-trice publicitaire

Graphiste

Concepteur-trice en multimédia

Interactive media designer

Designer diplômé-e ES en communication visuelle

Allumons nos synapses!

Les quatres saisons du 75e anniversaire de l’eracom. Fête du printemps.

A l’occasion de la fête du printemps, qui marque une des quatre saisons du 75e anniversaire de l’eracom, le jeudi 26 avril 2018, nous allons faire participer toute l’école à la réalisation d’une sculpture sociale composée de 22 000 bougies. Nous allumerons ces milliers de bougies dans une ambiance à la fois solidaire et magique.

Au milieu des synapses, à 20 h, le grand défilé de mode des créatrices et créateurs de vêtements, coiffé-e-s pour l’occasion par les apprenti-e-s du Cofop, nous fera rêver.

Vous êtes cordialement invité-e-s à assister à cette manifestation dès 19 h 30.

Merci à toutes celles et tous ceux qui offrent de leur précieux temps pour organiser cet événement unique.

Une performance réalisée par les élèves de l’école sous la direction de l’artiste Muma, enseignant à l’eracom.

En cas de mauvais temps ou de vent, la manifestation est reportée au mercredi 2 mai,

infos sur www.eracom.ch

Concours pour le 20e anniversaire de la Nuit du Court

Pour fêter les 20 ans de la Nuit  du Court de Lausanne, Base-Court, association organisatrice de la soirée, a organisé un concours de court-métrage autour de la thématique « 20 ». Sous la conduite de David Maye, enseignant à l’eracom, Môara Lambelet, Ananda Roubian Saraiva et Quentin Choffat, qui ont gagné le concours, ont opté pour un voyage nostalgique et romantique entre ici et maintenant, et vingt ans en arrière.

Ils remportent un voyage de 3 jours à Clermont-Ferrand, capitale mondiale du court métrage où la 40e édition de son Festival international se tiendra du 2 au 10 février 2018. Bravo à eux!

Remise du prix: Bruno Quiblier, directeur / Môara Lambelet, Quentin Choffat, Ananda Roubian Saraiva, ID441

Visionnez la vidéo:

Portes ouvertes

La 75e édition des portes ouvertes de l’eracom s’est déroulée samedi 2 décembre dernier et a rencontré un succès record. Des milliers de visiteuses et visiteurs sont venu-e-s découvrir notre école et sa richesse de formations.

Le projet Synapses, sous la conduite de Muma, a lui aussi rencontré un vif succès. Malgré le froid, des centaines d’élèves et d’enseignant-e-s, rejoints par des invité-e-s, ont réalisé une performance magique tout en essayant de contrer le vent, qui n’était pas en notre faveur ce jour-là. La beauté de l’exercice, à savoir la réalisation d’une sculpture sociale était bien présente.

Le défilé de mode du domaine Création de vêtements était d’une beauté absolue, dans une ambiance chaleureuse. Des créations de haut niveau, portées à merveille par les apprenti-e-s CV, ont permis d’illuminer le parc mais aussi nos cœurs.

Le Conseil de direction est très fier et adresse ses sincères remerciements à toutes les personnes qui ont œuvrées pour ce magnifique événement.